Frankenstein ou la sérialité décomposée

DELAPORTE Chloé, « 1910-2015 : It’s (still) alive ! Frankenstein ou la sérialité décomposée », Congrès 2016 de l’AFECCAV Images pour/suite : remake, franchise, filiation, Bordeaux (France), 6-8 juillet 2016
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Nés sous la plume de Mary Shelley en 1818, le docteur Frankenstein et sa créature sont devenus des figures mythiques de la culture populaire. Depuis 1910, date de la première adaptation cinématographique par Edison, Frankenstein traverse en effet les époques du cinéma, mais aussi ses techniques (du cache-contre-cache aux effets numériques), ses auteurs (Whale, Branagh) et « presque-auteurs » (Brooks, Fisher, Honda, Franco, Corman), ses médias (cinéma, télévision, internet), ses stars (Clive, Karloff, Wilder, Cushing, de Niro), ses dispositifs de production (majors hollywoodiennes et nippones, cinéma d’exploitation, indépendants) et, bien sûr, ses genres (fantastique, parodie, science-fiction, kaijū eiga, drame, teen-movie, érotique, gore, horreur, comédie, monster rally). Je propose dans cette communication d’envisager le mythe cinématographique Frankenstein en tant que « série culturelle » afin d’examiner les motivations du phénomène sériel grâce à une approche socio-économique, à partir de l’analyse du corpus international des Frankenstein Films et de leurs contextes de production. En cherchant à décomposer la sérialité à l’œuvre au sein du corpus des Frankenstein Films, pris comme cas d’étude, cette communication s’inscrit ainsi plus largement dans une volonté d’historicisation du phénomène sériel, dans le but de mettre au jour la multiplicité des niveaux sur lesquels il se construit.