DELAPORTE Chloé, « Que faire du genre (filmique) en sciences de l’information et de la communication ? », séminaire pluridisciplinaire de l’IRCAV « Cinéma, audiovisuel et innovation », Paris (Institut National d’Histoire de l’Art), 24 mars 2014

Cette communication a pour but de fournir des éléments de réponse à une question a priori méthodologique : que faire du genre (filmique) en sciences de l’information et de la communication ? Si la question se pose, c’est que la notion de genre est le plus fréquemment mobilisée dans d’autres champs, en particulier en esthétique et en théorie du cinéma. Ces disciplines ne sont cependant pas les seules à se saisir de l’étude des productions culturelles et artistiques. Les chercheurs en sciences de l’information et de la communication ont proposé des outils conceptuels propres, qu’ils relèvent de la sémiologie, de l’analyse des discours, de l’économie des biens symboliques ou des théories des industries culturelles, mais ils ont aussi recours à des outils proposés par d’autres. Qu’en est-il, alors, du « genre » ? Bien sûr, la simple appartenance de la notion de genre à la « 18ème section du CNU » (pour aller – trop – vite) n’en interdit pas l’usage par les chercheurs en SIC, mais se pose alors la question de son statut épistémologique, ce que cette communication a pour but d’examiner.